
Limogé trois semaines avant le coup d’envoi de la CAN 2025 par la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), Marc Brys reste pour l’instant, sur le plan administratif, le sélectionneur des Lions indomptables. Une situation ubuesque qui a débouché sur un nouvel imbroglio, cette fois financier. Selon les informations de Sport News Africa, le technicien belge a bel et bien perçu la prime liée à la compétition, contrairement à son remplaçant David Pagou.
Après l’élimination du Cameroun en quarts de finale face au Maroc (2-0), le coach de 63 ans a touché une prime de 20 millions de francs CFA, informe le média sportif. Un versement qui interroge quand on sait que Marc Brys avait été écarté du banc avant la compétition continentale.
Cette situation est due à un conflit persistant entre Samuel Eto’o et les autorités camerounaises. En effet, si la Fécafoot a annoncé le limogeage du technicien belge, le ministère des Sports, lui, n’a jamais officiellement rompu son contrat. Résultat, Marc Brys continue de percevoir son salaire, estimé entre 44.000 et 60.000 euros mensuels, en incluant la rémunération de deux de ses assistants, selon plusieurs sources concordantes citées par Sport News Africa.
À l’inverse, David Pagou, nommé par Samuel Eto’o pour diriger la sélection durant la CAN 2025, n’a toujours perçu ni salaire ni prime. Car le technicien camerounais n’a pas de contrat avec le ministère des Sports. « En l’état actuel des choses, c’est à la Fécafoot de proposer et de payer un salaire à tout le staff technique présent à la CAN 2025, puisque c’est elle qui a imposé ce staff », a expliqué, sous couvert d’anonymat, un responsable de l’institution. Une version contestée par la Fécafoot, qui met en avant le travail accompli par David Pagou « au service de la nation ».
En poste depuis avril 2024, Marc Brys entretenait des relations extrêmement tendues avec la Fécafoot et son président Samuel Eto’o. Le conflit avait conduit la Fédération à mettre en place, en mai 2024, un staff technique parallèle. Des fractures institutionnelles qui continuent de fragiliser la gouvernance du football camerounais.
Alpha Fafaya Diallo pour Guineematin.com
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