
Ce n’est un secret pour personne, les infrastructures sportives guinéennes sont dans un mauvais état. D’ailleurs, c’est pourquoi à date aucun stade du pays n’est homologué par la confédération africaine de football (CAF) et la fédération internationale de football association (FIFA). Le stade annexe, situé dans l’enceinte du stade Général Lansana Conté de Nongo ne déroge pas à cette réalité. La pelouse synthétique posée sur ce terrain, il y a 17 ans, est dans une dégradation très poussée. Même si cet état n’empêche pas les joueurs de s’entraîner, cela joue énormément sur la qualité de leur performance, a constaté Guineematin.com un de ses reporters.
Dans l’après-midi du mardi, 26 août 2025, Conakry vit sa deuxième journée sans pluie après pratiquement plus d’une semaine d’intenses pluies. Au centre technique Chérif Souleymane de Nongo, des jeunes affluent le stade annexe pour s’entraîner, même sous un soleil de plomb. Cependant, le problème n’est pas le soleil ici, mais plutôt l’état de la pelouse qui attire à la fois les passants et les visiteurs. Le terrain synthétique sur lequel les joueurs s’entraînent ne répond plus aux normes depuis des années. Son état de délabrement inquiète les joueurs et les encadreurs. Mais ici, un problème se pose, personne ne veut aborder le sujet avec nous. Un des entraîneurs d’équipe de jeunes que nous avons approché nous a fait savoir hors micro qu’il s’exposait à la colère des responsables si toutefois il s’exprime sur le sujet.
« Je veux bien parler, mais j’ai peur. Sinon, tout le monde voit l’état de ce stade et personne n’ose parler. Lorsque vous parlez, ils peuvent se fâcher et aller jusqu’à enlever le terrain synthétique-là . Donc, on ne veut pas ça, et du coup, on préfère ne pas en parler », a-t-il dit.
Et un autre entraîneur à ses côtés de renchérir, toujours hors micro.
« Cela fait 17 ans que ce terrain synthétique est là . C’est même plus vieux que celui du stade où les matchs de la deuxième division se jouent là . Mais, honnêtement les autorités voient, et personne ne dit mots. Donc nous, on ne peut rien dire », a-t-il confié.
Joint au téléphone, M. Diallo, présenté comme le directeur du centre technique de Nongo, n’a pas accepté de répondre à nos questions. Il nous a plutôt demandé d’aller voir à la fédération guinéenne de football, arguant que c’est à elle de répondre aux questions concernant l’état de la pelouse du stade annexe.
Alors que les jeunes footballeurs qui rêvent de hisser haut le drapeau guinéen un jour continuent de s’entraîner dans des conditions désastreuses, les responsables du centre technique de Nongo donnent leurs langues aux chats sur la situation de ce petit stade qui accueille les jeunes, les clubs informels et les équipes de première et deuxième division.
Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com
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