Pour sa première édition en eau libre, Conakry abrite la Coupe d’Afrique de nations. Ce vendredi, lors du lancement de la compétition réunissant douze pays africains, le ministre des sports a assuré que la Guinée est prête à accueillir des rencontres sportives.
‘’Il faut commencer à s’habituer. D’habitude, c’est nous qui partons, mais nous commençons à organiser des compétitions depuis 2024. Et cela nous permet de renforcer notre capacité. En termes d’accueil, nous avons compris que pour faire venir au moins 150 personnes, il faut améliorer la question des visas, nos capacités hôtelières et organisationnelles, surtout en ce qui concerne la sécurité. Tout cela nous rassure que notre pays est prêt. C’est pourquoi, nous sommes très contents que cela se passe en Guinée’’, se réjouit le ministre des sports.
Saluant les autorités de la transition, qui, selon lui, œuvrent pour que ‘’la destination Guinée soit une destination promue’’, Bogola Haba souligne que ‘’qui parle aussi de la Guinée parle des îles. C’est pour ça que c’est la 2ᵉ fois que nous organisons sur les îles. L’année 2024, c’était sur Tamara avec les randonnées pédestres. Et maintenant sur l’île de Soro avec la natation. C’est déjà une très bonne chose que les îles puissent recevoir au moins deux compétitions internationales par an’’.
Maintenant, affirme-t-il, ‘’que ce soit en eau libre ou en piscine, nous savons que nous avons un gros retard en termes d’infrastructures, d’encadrement et tout. Mais ce qui est très intéressant, c’est que nous-mêmes avons décidé de promouvoir la natation en eau libre. Parce que la Guinée a un grand potentiel sur ce plan. Nous avons 300 kilomètres de côtes, de grands fleuves, nous sommes le château d’eau de l’Afrique de l’Ouest, et naturellement les gens nagent. Mais, il est question de les transformer en professionnels et de les amener à aller compétir. C’est ce que nous allons faire. Pour le faire, il faut se comparer aux meilleurs comme l’Égypte, l’Afrique du Sud, le Nigéria, le Maroc et le Sénégal’’.
Le ministre Haba rappelle que ‘’depuis notre arrivée, nous avons dit qu’il faut que les 50 fédérations que nous avons soient toutes en activité. Et cette année, nous avons fait une évaluation. 28 fédérations ont été primées et 4 ont été classées comme meilleures, et ceci avec des critères très clairs, à savoir que, pour obtenir le soutien de l’État, il faut agrandir, non seulement le championnat, mais c’est sur le terrain. Car le sport ne se fait pas au bureau’’.
Maintenant, se réjouit-il, ‘’toutes les fédérations sont maintenant en activité. C’est ce qui va permettre de continuer. Aussi, nous avons fait une réforme importante, en créant la direction nationale de développement des disciplines sportives, qui va maintenant investir sur le plan national et le Nimba Sport va s’occuper de l’international’’.
Car, dit-il, ‘’nous n’avions que des lignes budgétaires pour l’international. Nous n’avions pas de lignes au niveau national. Nous étions capables parfois d’aller à la CAN pour dépenser des milliards, mais nous étions incapables d’apporter un soutien à l’équipe nationale, même pour acheter un ballon. Et sur le plan financier, s’il n’y a pas de lignes budgétaires, tu ne peux pas engager des dépenses sur la ligne. Maintenant, avec la nouvelle direction, cela sera possible de le faire. Et cela a été possible grâce au soutien du président. Parce que si vous organisez des événements de cette nature, en attendant que nous ayons de grands sponsors, le premier sponsor, c’est l’État. Et c’est ce que l’État a fait pour que cette compétition ait lieu’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
00224 622 98 97 11/boussouriou.bah@visionguinee.info
Lire l’article original ici






