Le ministre des sports, Bogola Haba, a annoncé que la Guinée ne compte pas se porter candidate à l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en 2028. Selon lui, les délais sont trop courts pour garantir une préparation complète. En revanche, le pays peut viser l’édition de 2032.
Au micro de VisionGuinee, le ministre des sports rappelle qu’une CAN exige au minimum deux stades de plus de 40 000 places. ‘’A l’horizon 2026, la Guinée disposera déjà de deux grandes enceintes : le stade du 28 Septembre et le stade de Nongo, dont la capacité dépasse 50 000 places. La CAF a décidé de ramener l’organisation de la CAN à un cycle de quatre ans, ce qui fait que l’édition prévue en 2029 sera finalement organisée en 2028. Pour être honnête, nous ne pouvons pas être prêts pour 2028. Ce serait risqué. Comme 2031 n’existe plus, il y aura des candidatures pour 2032 et 2036. Et nous pensons que la Guinée peut viser 2032″, explique Bogola Haba.
Il précise que pour accueillir l’événement, huit stades sont programmés. En plus des deux grandes infrastructures de Conakry, un nouveau stade de 60 000 places est en projet à Kansoya, entre Wonkifong et Coyah, sur un site de 78 hectares. Les travaux préparatoires sont engagés et une visite officielle du site est annoncée dans les prochains mois.
Parallèlement, cinq autres stades de 15 000 à 20 000 places sont prévus à Nzérékoré, Kankan, Labé, Kindia et Boké. Leur réalisation est jugée moins coûteuse et plus rapide, avec pour objectif de disposer de huit stades homologués par la CAF d’ici 2028.
Des chantiers parallèles pour accompagner le sport
Bogola Haba insiste aussi sur les infrastructures d’accompagnement. Des hôpitaux régionaux sont en construction à Kankan, Kindia, Nzérékoré et Labé, en partenariat avec la coopération française, tandis que plusieurs centres de diagnostic sont déjà opérationnels dans certaines régions.
‘’Sur le plan des transports, les aéroports régionaux de Kankan et Labé devraient être livrés prochainement. Ceux de Nzérékoré et de Boké sont également en chantier, tandis que l’aéroport international de Conakry connaît une extension. Les joueurs ne peuvent pas parcourir plus de 200 kilomètres par bus. Il faut des aéroports fonctionnels dans les villes hôtes’’, souligne-t-il.
Il ajoute également que ‘’l’énergie, l’Internet et les routes urbaines figurent parmi les priorités, avec le déploiement de la fibre optique, l’extension des voiries dans les grandes villes et les projets hydroélectriques en cours pour garantir une alimentation électrique stable’’.
2032, l’option de sécurité
Le ministre des sports estime que ‘’ce serait un risque de postuler pour 2028. Nous avons beaucoup d’autres priorités dans le pays. C’est pourquoi, pour avoir l’assurance tous risques, nous avons dit 2032. Sinon, à partir de 2028, nous aurons tout ce qu’il nous faut, si la planification mise en place continue, pour pouvoir abriter une Coupe d’Afrique des nations, en tant que seul pays organisateur, avec déjà une préparation culturelle très avancée’’.
Il précise que ‘’nous avons des hôtels à Conakry, des résidences qui ont des accueils. Et nous pensons que, si nous faisons le même plan dans les autres villes, nous pourrons avoir la capacité hôtelière dans toutes les villes. Ce qui nous donne l’assurance que nous pouvons être candidats en 2032, sans risque de se tromper’’.
En outre, il assure que des réformes sont en cours sur le plan sportif avec la Fédération guinéenne de football : lancement de compétitions locales, mise en place de la Ligue 2, championnats dans les sous-préfectures et préfectures pour détecter et retenir les talents.
‘’Nous voulons un championnat qui ne soit pas seulement de détection, mais aussi de rétention, afin que les clubs puissent garder leurs joueurs et faire du marché local un marché porteur, à condition que le public remplisse les stades, que les droits TV et le marketing suivent’’, conclut-il.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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