Le ministre Bogola Haba assure que 2025 a marqué un tournant historique pour le sport guinéen, en le qualifiant de la meilleure année depuis l’indépendance. Il appelle à des investissements ciblés afin de dynamiser et renforcer certaines disciplines sportives, dans le but de maintenir et de surpasser ces succès.
Bogola Haba affirme que 2025 a été la meilleure année depuis l’indépendance en termes d’investissement, avec plus de 1 500 milliards de GNF. Selon lui, il y a eu une diversification sportive avec ‘’l’activation des compétitions de toutes les disciplines, leur évaluation et leur classement, dont 28 Fédérations ont eu des reconnaissances et 4 les Nimba d’Or’’.
Il mentionne également l’organisation en Guinée d’événements internationaux tels qu’une coupe d’Afrique de Boxe des moins de 20 ans, une coupe d’Afrique de sambo, une coupe d’Afrique de natation en eau libre, une coupe d’Afrique de randonnée, ainsi que des compétitions ouest-africaines de karaté, de judo, de basketball et de kyoish.
Dans le même cadre, il annonce le développement de nouvelles disciplines, notamment l’e-sport, le Mini Football, le Football Petit Potaux, le Paddle, et la résolution de crises au sein des anciennes Fédérations, dont celle du Football.
Concernant le football, il souligne que ‘’la difficulté de la discipline depuis des années n’est pas forcément le seul élément d’évaluation d’un ministère des sports en refondation. Dans ce domaine, où la Guinée n’est pas qualifiée à la CAN ni à la coupe du monde, le ùinistère des sports a évité à la Guinée un nouveau CONOR et une sanction dans la gestion de la plus grande crise de leadership qui mine cette fédération depuis 20 ans. Cela a permis au football de continuer son développement normal sans être impacté par les questions de leadership’’.
De même, ajoute-t-il, ‘’l’État a fait participer toutes les équipes de football, et de toutes les catégories, à toutes les compétitions africaines et mondiales. Mais le résultat de leur performance sur les terrains dépend du niveau de nos athlètes et de l’encadrement technique de notre Fédération de football, à l’image des autres fédérations. Le ministère a l’obligation de les faire participer. Et sur ce point, l’État a commencé à véritablement investir dans les infrastructures, dans la formation en 2025, et dans l’accompagnement des équipes à l’international. Et nous souhaitons que cela continue pour les années à venir’’.
Selon le ministre des sports, ‘’de 420 millions de budget en 2024, dont environ 200 millions GNF d’investissement en 2024, nous finirons l’année à plus de 1 500 milliards en 2025, un record historique pour le département depuis notre indépendance. Nous demandons pour le développement de toutes les disciplines sportives (infrastructures, formations, compétitions locales et internationales…) au moins 2 000 milliards de GNF d’investissement de l’État par an et une augmentation des investissements diversifiés du secteur privé dans le domaine du sport (marketing sportif, Télés Sports, infrastructures, management sportif…) pour rattraper notre retard dans le domaine du sport. Car nous ne pouvons pas récolter ce que nous n’avons pas semé en termes de développement du sport à la base’’.
Il souhaite que ‘’notre public fasse l’effort de valoriser les autres sports, bien que le football soit le sport roi. Sinon, nous changerons chaque année de ministre des sports en fonction du résultat du Sily Football. Et aucun ministre ne prendra le risque de construire durablement les bases de notre sport à travers le développement des disciplines sportives à la base. Chaque ministre ira chercher des internationaux, des binationaux du football dans les autres championnats pour venir satisfaire le public du football au détriment du développement du sport à la base’’.
Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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