Le Syli national est plus qu’une équipe de football. Il est le miroir d’un peuple, l’expression d’une fierté collective, l’incarnation d’un rêve guinéen qui dépasse le sport. Mais posons-nous une question essentielle : que dit vraiment notre emblème, l’éléphant, de notre destin commun ?Â
L’éléphant est symbole de grandeur, de majesté, de force tranquille. Mais il est aussi associé à la lenteur, parfois à l’hésitation. Or, la Guinée de demain, celle que nous voulons bâtir, ne peut plus se permettre ni la lenteur ni l’hésitation. Dans le monde d’aujourd’hui, il faut de la vitesse, de l’audace, de la cohésion et de la discipline. Voilà ce que le Syli national doit incarner. Voilà ce que notre emblème doit traduire.
Ne nous y trompons pas : le problème de notre football n’est pas seulement un problème de joueurs, mais de vision, de méthode et de courage politique. Tant que nous laisserons le favoritisme, la division et les calculs personnels dicter nos choix, le Syli ne sera qu’une grande promesse jamais tenue.
Révolutionner le Syli, c’est : Mettre fin aux influences politiques et communautaires dans la gestion du football.
- Donner la priorité à la compétence, au mérite et à l’intégrité.
- Forger une identité de jeu nationale, fondée sur la vivacité, la créativité et l’endurance guinéennes.
- Faire du Syli un espace de rassemblement national, au-delà des clivages et des intérêts.
Car le football n’est pas qu’un sport : c’est une bataille symbolique. Chaque victoire du Syli doit être une victoire de la Guinée. Chaque défaite, une leçon collective.
Alors, oui, gardons l’éléphant si nous le voulons. Mais que ce soit un éléphant qui marche avec détermination, qui fonce avec puissance, qui écrase les obstacles avec courage. Pas un éléphant qui s’arrête au milieu du chemin.
La jeunesse guinéenne, impatiente et audacieuse, mérite une équipe à son image. L’heure est venue de transformer le Syli national en véritable flambeau de la Nation, en arme de fierté et de résistance.
Parce que le football, comme la politique, est une affaire de volonté, de clarté et de conviction. Et parce que la Guinée mérite enfin de gagner.
Boubacar Dieng
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