Privée de la possibilité d’organiser des rencontres internationales sur son sol après l’investiture de Mamadi Doumbouya, la Guinée a longtemps vu ses passionnés de football espérer un retour à la compétition à domicile. Dans une interview accordée à VisionGuinee, le ministre des Sports a tenu à apporter des clarifications sur la situation.

Pour Kéamou Bogola Haba, la disponibilité du stade de Nongo dépend des attentes de la Guinée. Extraits…

‘’C’est comme si tu disais à ta femme de préparer de la Lafidi, ou tu demandais à l’autre de préparer du riz gras ou du riz sauce ; cela dépendra du résultat que vous souhaitez obtenir. Pour beaucoup de personnes qui ont visité le stade de Nongo, on pense que c’est fini et que les matchs peuvent y être organisés. Comme vous avez pu le voir, c’est possible.

Lorsque je suis arrivé en tant que ministre des Sports, le contrat signé prévoyait la mise en place d’une pelouse synthétique, c’est-à-dire un gazon synthétique. Si c’est du gazon synthétique, c’est la chose la plus simple à réaliser. Donc, si c’est simplement cela, nous n’avons aucun problème, nous avons déjà mis en place le gazon synthétique pour l’événement. Cependant, ce gazon synthétique n’est pas celui sur lequel les joueurs joueront. Nous allons le retirer, le replanter et poursuivre le projet en y intégrant du gazon naturel. En effet, nous avons renégocié le contrat afin d’obtenir du gazon naturel, à la demande des joueurs, et conforme aux standards mondiaux et aux spécifications de ce stade.

D’autre part, nous souhaitons que le stade soit couvert à 360 degrés. À ce jour, seul le côté Ouest est couvert. Les côtés Nord, Sud et Est ne sont pas couverts. Vous avez vu la foule lors de l’investiture de Doumbouya ; sur une population de 50 000 personnes, plus de 30 000 étaient exposées au soleil. Et si les matchs devaient se jouer à 14h avec deux matchs par jour, on ne pourrait pas laisser le public sous le soleil. C’est une question de confort. Nous pouvons jouer sans cela, mais c’est du confort que nous cherchons. Nous avons prévu d’avoir 21 Skyboxes, des salons VIP dédiés à des personnes de haut standing, ce qui permettrait aux personnes souhaitant une zone sécurisée de voir les matchs. Nous avons tout prévu, même si ce ne sont pas des exigences de la CAF pour permettre d’accueillir des matchs.

Nongo prêt à recevoir des matchs ?

Donc, aujourd’hui, si nous voulons organiser un match, oui, le stade peut recevoir, dans 2 à 3 mois. Comme vous l’avez vu, les parkings et la sécurité sont déjà en place. Nous avons pu accueillir 50 000 personnes, et en ajoutant celles qui étaient à l’extérieur, on pourrait estimer entre 60 000 et 70 000 personnes, en tenant compte des agents de sécurité et du public. Si nous avons pu recevoir cela, oui, nous pouvons recevoir n’importe quel match dans les conditions minimales, mais nous visons un standard plus élevé.

Nous avons eu un problème avec la concession du port, nous attendions environ 600 conteneurs pour pouvoir terminer. Nous estimons que d’ici avril, mai, juin, tout sera terminé, car les travaux sont quasiment achevés et nous pourrons finir le stade de Nongo.

Cap sur le 28 septembre…

Quant au stade du 28 septembre, la pelouse est complètement terminée, ainsi que le confort du stade. Nous venons de signer de très bonnes nouvelles, notamment les contrats pour la phase majeure du projet, qui concerne la construction des arénas, d’un parc commercial et du palais des sports multiples, qui accueillera des événements comme le handball, avec toutes les améliorations demandées. Nous pensons que si, dès janvier, nous arrivons à obtenir la coopération des riverains pour déguerpir tout le monde, le stade pourrait accueillir du public à partir de février ou mars. La seule chose qui va se passer, c’est que nous allons exiger que seules les VIP viennent avec leurs véhicules, car il n’y aura pas assez de places de stationnement au stade du 28 septembre. Ensuite, si nous résolvons le problème d’accès, avec des portes au niveau de l’autoroute et entre Madina et Dixin, nous pourrons organiser des matchs dès février. C’est pourquoi nous avons donné l’assurance que, quelle que soit l’issue, en 2026, nous ne jouerons pas un match du Syli senior à l’étranger. À partir d’avril, les deux stades seront prêts.

Quelques ajustements…

Le problème des tunnels, comme vous l’avez vu au stade du 28 septembre et à Nongo, ne pose pas de souci. Le principal problème, c’est l’accessibilité. Actuellement, il n’y a qu’une seule porte au stade du 28 septembre, celle menant à la terrasse de Dixin. Il est normal d’appliquer le même principe des 360 degrés autour de Nongo. Aujourd’hui, nous n’avons pas de route côté université pour permettre le passage, mais il y a une possibilité d’ouverture. Du côté de l’autoroute, il faut aménager une route entre les rails et le stade, et ouvrir des portes à ce niveau, ce qui permettrait, en cas de problème, d’évacuer la population et d’assurer l’intervention des pompiers. Du côté de Dixin, c’est la même chose. Actuellement, des commerçants occupent cet espace. Il faut donc le dégager. Côté piscine olympique, puisque la piscine fait partie de la rénovation, il faut aussi une ouverture de ce côté. Nous avons besoin de ce minimum de portes pour assurer une évacuation en cas de besoin.

Le défi est réel, mais ce n’est pas que nous ne voulons pas, c’est que la population a occupé ces lieux. Il y a des commerçants au niveau de l’autoroute, des vendeurs de pièces, des baraques qui ont occupé cet espace. Nous leur avons demandé de déguerpir, mais cela prend du temps. Nous allons passer à la phase exécutive d’ici janvier ou février, pour que tout soit dégagé et que nous obtenions l’homologation.

Par Boussouriou Doumba, pour VisionGuinee.Info
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